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Bien manger : Comment faire des choix d’aliments santé en voyage

La diététicienne Jennifer Sygo parcourt le monde entier pour prodiguer ses conseils sur l’alimentation saine auprès d’organisations sportives, dont Athlétisme Canada et les Maple Leafs de Toronto. Voici quelques-uns de ses trucs pour bien manger loin de la maison.

1. DÉJEUNER DE CHAMPION

Si vous voyagez d’est en ouest, repoussez l’heure de votre déjeuner. « Je ne prends pas mon petit-déjeuner à 6 h à Toronto, sinon quand vient l’heure du souper à Vancouver, j’en suis à mon cinquième repas de la journée », explique la diététicienne. Autre conseil : évitez le déjeuner d’hôtel, lourd (et souvent cher). Optez plutôt pour du gruau, plus énergétique. Comme elle, commandez-le dans un Starbucks avec du lait chaud, ou utilisez la bouilloire de votre chambre pour préparer à l’eau un des sacs de gruau que vous aurez pris soin de glisser dans votre bagage. Quelques graines de citrouille ou de chanvre augmenteront la teneur en protéines.

2. COLLATION À BORD

Sur un vol intérieur, apportez une petite salade à manger à bord. « On s’imagine qu’on ne peut pas passer de liquide à la sécurité, dit-elle ; mais moins de 100 ml de vinaigrette, dans un sac transparent, c’est permis. » Les fruits et légumes coupés, ainsi que l’houmous, font aussi de bons snacks pour les grands voyageurs se déplaçant au Canada. Dans le cas d’un vol transfrontalier, achetez des aliments santé à l’aéroport, un fouetté ou un sandwich roulé, car la réglementation douanière est souvent complexe.

3. PETITES FAIMS

Apportez des collations santé non périssables dans votre bagage à main ; elles seront bien utiles en cas de retard. « En avoir avec soi permet de se rassasier entre les repas », affirm Sygo, qui n’hésite par à consommer un substitut de repas, une barre bio Clif (sa préférée est aux brisures de chocolat) ou un encas plus faible en calories comme la barre Lärabar’s fruits et noix. Et réfléchissez bien avant de prendre de l’alcool : sur un estomac vide, il désinhibe et peut vous pousser à faire de mauvais choix alimentaires.


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4. COUP DE BARRE À LA MI-JOURNÉE

La pause repas des séminaires et des congrès peut miner toute votre énergie au travail. Les sucres raffinés des pains et des pâtes causent une hausse, puis une baisse brutale de la glycémie. Tout est question de discipline ; il faut donc se contenter d’une assiette au buffet. « Je me sers généralement un quart de protéines, un quart de glucides et une moitié de légumes. » Un café d’après-repas peut convenir, si vous en avez l’habitude, mais rappelez-vous qu’il faut sept heures pour que la caféine perde la moitié de son effet dans l’organisme. Faire une balade et s’exposer à la lumière du jour est souvent aussi efficace.

5. MENU SUR MESURE

N’hésitez pas à demander que l’on fasse des changements au menu. Dans sa pratique auprès de gens d’affaires, Sygo dit rencontrer des clients réticents à demander des menus spéciaux au traiteur ou à l’hôtel. Étant elle-même allergique aux arachides, au poulet et au poisson – elle n’hésite pas à payer un supplément pour faire remplacer le poulet par du bœuf dans une salade –, elle reconnaît l’importance de s’exprimer. « J’explique à mes clients que s’ils deviennent diabétiques ou développent une résistance à l’insuline, ils auront besoin de menus adaptés de toute manière ; autant qu’ils en fassent une priorité dès à présent. »

6. PIÈGES DU SOUPER

Finalement, éviter les pièges du repas d’affaires (mets riches, pression sociale) n’est pas toujours aisé. « Je prends une poignée d’amandes avant le souper, dit-elle ; leur gras m’aide à neutraliser les effets des hormones de l’appétit. » Cette stratégie coupe-faim facilite le choix d’un menu santé. Prendre un verre de vin ou de bière au repas est acceptable ; mais il ne faut pas compter sur l’alcool pour s’endormir. Dans l’environnement peu familier d’une chambre d’hôtel, quelques verres peuvent favoriser le sommeil, mais l’absorption de l’alcool par le corps diminue la qualité du repos.