Comment survivre à un vol long-courrier

Les longs vols peuvent représenter un défi pour le corps et l'esprit. Mais ça ne devrait pas être toujours le cas. Nous avons demandé à deux voyageurs fréquents qui partagent leur temps entre l’Amérique du Nord et l’Asie de nous donner cinq astuces pour tirer le meilleur parti de votre temps passé dans les airs.

1. Arriver frais et dispos

« Je prends toujours une bonne douche avant un long vol. Non seulement cela rend l’expérience plus agréable pour mes voisins, mais encore cela me permet d’arriver fraîche à destination. Comme je ne sais jamais si j’aurai le temps de passer à l’hôtel à l’arrivée, surtout lors de voyages d’affaires chargés en Asie, je demande toujours une serviette chaude à l’agent de bord avant l’atterrissage. Je l’utilise pour éponger doucement mon visage, que j’hydrate ensuite à l’aide d’un brumisateur. »

– Deborah Lau-Yu

2. Rester productif

« Lorsque je mets mon téléphone en mode avion et que je n’ai pas accès à Internet, je sais que je ne serai pas distrait par des courriels, des textos ou des appels. Et je planifie : je prépare le travail à faire avant le départ, pour que je puisse m’y mettre une fois à bord. J’aime commencer par les tâches les plus créatives, avant de me lancer dans les plus routinières, que j’ai remises à plus tard. Le changement de pression initial me permet en effet de laisser libre cours à mon imagination. »

– Xavier Girard Lachaîne

3. Prendre du temps pour soi

« Le temps passé dans l’avion me permet de me reconnecter avec moi-même. Je prends généralement avec moi un carnet de notes et un album à croquis, pour crayonner et illustrer sans penser au travail. J’utilise aussi le temps de vol pour écrire dans mon journal et pour faire le point sur ce qui m’arrive et sur ce qui m’attend. J’ai eu certaines de mes meilleures idées à bord d’un avion. »

– Deborah Lau-Yu

4. Dormir

« Je m’efforce de dormir dans les vols entre l’Amérique du Nord et le Japon : il n’y a rien de pire que de se présenter à une séance photo de 14 heures sans avoir fermé l’œil. J’emporte toujours un bon oreiller de voyage. (Mon favori, un Muji, est muni d’une sangle et d’une taie lavable.) Quand je voyage en classe économique, j’essaie de réserver un siège du côté du hublot, près de la sortie de secours, pour profiter de l’espace supplémentaire pour mes jambes et de la vue. Regarder les nuages me plonge dans un état méditatif, et je m’endors en un instant. »

– Xavier Girard Lachaîne

5. Créer sa propre ambiance

« Je choisis mes lectures en fonction du type de voyage : des livres de développement professionnel pour mes voyages d’agrément, afin de digérer les concepts abordés sans le stress permanent du travail, et de la fiction pour mes voyages d’affaires, ça me permet de décrocher du boulot, au besoin. »

– Deborah Lau-Yu

« Je télécharge quelques livres de photos inspirants avant de prendre mon vol. Mon prochain long-courrier est un Tokyo-New York, où je photographierai le musicien canadien Kaytranada. Je compte bien écouter sa musique dans l’avion, afin de me plonger dans son atmosphère et de trouver quelques idées pour la séance. »

– Xavier Girard Lachaîne

Nos voyageurs fréquents :

Deborah Lau-Yu et son conjoint, Raymond Yu, est à la tête de Palettera, une entreprise à trois vocations : stratégie de marque de luxe, production d’événements et papeterie. Le couple organise également la Fête Chinoise, une célébration annuelle.

Xavier Girard Lachaîne est un photographe canadien installé à Tokyo qui collabore, entre autres, aux magazines enRoute d’Air Canada, Bon Appétit et GQ.