Retraite estivale : où vont les Canadiens pour relaxer

Entre les innombrables sapins des Laurentides et les panoramas vertigineux des Rocheuses, le pays ne manque pas d’espace quand vient le temps de fuir la ville. Mais qu’est-ce qui rend un endroit si propice à un répit estival ? Nous avons demandé à une poignée de Canadiens influents : où disparaissez-vous lorsque vous êtes en quête de soleil ?

Lac des Écorces, Québec

David McMillan, propriétaire du Joe Beef

« J’ai un chalet à Barkmere, sur le lac des Écorces, dans les Laurentides. Installé à 9 km au bout du lac, il est accessible seulement par bateau. Je n’ai pas de voisins immédiats et mon terrain s’étire sur une forêt protégée nommée la forêt ancienne de Silver Bay. Elle n’a jamais été touchée. On y trouve donc tout plein d’arbres majestueux, dont des bouleaux jaunes et blancs. Et c’est un site parfait pour la pêche avec remise à l’eau des prises. Il y a du touladi et de l’achigan. C’est le deuxième plus grand lac des Laurentides, mais personne ne le connaît puisque aucune route ne s’y rend. Et tous les chalets sont privés. Les gens se gardent bien d’en parler ! »

Sans Souci, Ontario

Rita Field-Marsham et Kim Bozak, auteures de Glorious & Free

« Sur la baie Georgienne, le chalet de Rita est situé à cinq minutes du mien », dit Kim. « C’est mon endroit préféré au monde : le roc, les arbres, les variations de température, l’eau, les couleurs magnifiques du ciel au coucher du soleil… c’est sauvage, c’est brut et c’est parfait, » ajoute Rita. « Le lac s’étend à l’infini. Lorsque vous vous trouvez sur l’une des îles, on dirait l’océan tellement il y a de l’eau à perte de vue. Notre chalet est niché sur une toute petite île. Mes amis kenyans nous trouvent fous, car c’est minuscule. Au Kenya, on s’attache à la terre. La nôtre fait moins d’un demi-hectare et est entourée d’eau. Sur une île, on vit de façon minimaliste et j’adore ça. Nous avons exploré ce lieu de tous bords, tous côtés. »

Baie de Quinte, Ontario

Nick Farkas, vice-président Concerts et événements à Evenko et cofondateur d’Osheaga

« Le dernier week-end de juin, avant la folie d’Osheaga, tous les miens se réunissent : mes cousins de Saint Catharines et de Toronto ainsi que ma famille de Montréal. Le comté de Prince Edward est parfait, car il est situé à distance égale pour tout le monde. Nous logeons sur les rives du lac Ontario, sur un site où il y a une piscine et quelques petits chalets. Chaque branche de la famille a le sien. Nous prenons le contrôle de l’endroit ! Nous jouons à la boule lyonnaise, mangeons, buvons, faisons du barbecue. Le parc provincial de Sandbanks est à quelques kilomètres et, sur la route, il y a un village ontarien ancien, Bloomfield, debout depuis l’époque des loyalistes. Nous aimons visiter ses antiquaires lorsque nous y passons. »

Banff, Alberta

Janice Price, présidente et chef de la direction du Banff Centre for Arts and Creativity

« Je travaille et je vis à même l’un des plus beaux sites naturels du pays. Pourquoi voudrais-je fuir cet endroit ? Nous avons tout, ici : les montagnes, l’histoire, les bons restos, l’art. Ajoutez à cela la tenue de spectacles et d’expositions à longueur d’année sur notre campus, et je n’ai vraiment plus envie de partir ! Le simple fait de promener mon caniche nain Tiger le long de la rivière Bow, tout près du Banff Centre, me permet de m’évader. »

Parc Algonquin, Ontario

Carolyn Taylor, comédienne, Baroness von Sketch Show

« Un ami et moi partageons un petit chalet sur la pointe sud du parc Algonquin. Le terrain est élevé, l’eau du lac est claire et je me sens extrêmement privilégiée de quitter la ville et d’accéder aussi aisément à la nature. J’adore y oublier Internet et porter la même camisole pendant des jours. J’aime cuisiner sur le poêle dont un seul brûleur fonctionne et tirer la chasse d’eau seulement lorsque c’est nécessaire. Nous nous rendons au marché de Maynooth pour trouver des bas tricotés et visitons Lea Kitler, à Magnificent Hill, pour acheter des œufs frais et du miel. Nous regardons des films sur le magnétoscope et n’avons pas honte de boire des Caesars au déjeuner. »