Sur la route avec les Jets de Winnipeg

Se déplacer en équipe durant la saison de hockey, selon Chris Kreviazuk des Jets de Winnipeg.

Vous êtes-vous déjà interrogé sur la logistique nécessaire au déplacement d’une équipe de hockey ? Eh bien, ce n’est pas de la petite bière : chaque vol est une course contre la montre, un combat contre le décalage horaire et les muscles ankylosés. En tant que coordonnateur des services aux joueurs, Chris Kreviazuk fait en sorte que tout aille sur des roulettes pour les Jets de Winnipeg. Voici quelques-uns de ses tuyaux.

Quelque chose de surprenant sur la réalité de voyager en équipe ?

L’horaire infernal. En général, on embarque dans l’avion à peine sortis de la glace, que ce soit après un match ou un entraînement. On est toujours en mouvement. Lors d’une journée type, on passe directement de l’aréna à l’aéroport, où nous attend l’exploitant de services aéronautiques ; on décolle, et 10 minutes après l’atterrissage, on est déjà en route pour l’endroit où a lieu le match. Les gars doivent apporter leurs bagages et leurs passeports aux séances d’entraînement, ce que je leur rappelle toujours par texto.

Qu’est-ce qu’un exploitant de services aéronautiques ?

Une entreprise qui obtient le droit d’un aéroport d’offrir des services privés. Notre exploitant à Winnipeg est Fast Air. On s’occupe bien de nous : on gare nos voitures et on nous conduit à l’aérogare. On passe ensuite par la douane, comme tout le monde. Au retour, nos véhicules sont prêts et chauffés. Ce n’est pas rien, car il fait froid au Manitoba !

L’équipement, en chiffres

2104 kg de matériel accompagnant les Jets de Winnipeg
88 articles
40 (environ) valises
22 sacs de joueurs
3 membres du personnel spécialisé (1 responsable de l’équipement et 2 adjoints)
2 sacs bien remplis de bâtons
1 machine à coudre
1 affûteuse de patins

Combien de personnes voyagent avec l’équipe en incluant les entraîneurs et le reste du personnel ?

Lors d’un voyage type, 45 personnes environ: 22 joueurs et le personnel.

Est-ce que tout le monde voyage dans la même classe ?

À l’exception de deux ou trois vols par année, nous voyageons toujours dans les appareils nolisés d’Air Canada Jetz. Huit équipes se partagent sept avions. Ce sont des avions de 58 places qui offrent une configuration spéciale de classe Affaires. Comme on les partage avec d’autres équipes, il arrive qu’on ait à réserver des places à bord des vols réguliers de 120 places. On en prend 12 en classe Affaires et le reste en classe économique.

Y a-t-il des exercices pour aider les joueurs à s’acclimater à un nouveau fuseau horaire ?

Oui, on fait notre possible pour s’acclimater. On essaie que les gars gardent jour après jour le même horaire, pour les repas, par exemple – le déjeuner est pris à 8 h, quel que soit le fuseau horaire. Après un long vol, on fait un réchauffement en d’équipe ou une séance d’étirements à l’hôtel, pour se délier les muscles.


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Qu’il y a-t-il de plus difficile dans le fait de voyager en équipe ?

Pour moi, c’est de voir à tout, quelques jours à l’avance. Je communique systématiquement avec les chauffeurs d’autobus et le personnel des hôtels afin de m’assurer que tout est prêt à notre arrivée. On tente d’éviter les pépins en commençant la planification de la saison en juillet, dès que la LNH dévoile le calendrier. Pour les joueurs, c’est sur le plan physique que c’est ardu. Passer de l’aréna à l’avion, ça se fait sentir dans les jambes.

Et qu’il y a-t-il de plus agréable ?

Quand tout va bien sur la glace et qu’on retrouve l’avion presto et sans embûche. Ça, c’est le top ! Comme le fait de côtoyer les joueurs : ils me gardent jeune, car ils ont le cœur léger. Ce sont vraiment de bons gars.

Photo : Lance Thomson/NHLI via Getty Images